Le métier de puéricultrice en PMI

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La puéricultrice exerçant en PMI (Protection Maternelle et Infantile) endosse une triple casquette : prévention, protection et éducation auprès des familles. Son rôle est clairement défini par l’article L149 du Code de Santé Publique et elle est un maillon très important de l’équipe pluridisciplinaire médico-sociale. Ses connaissances des besoins de l’enfant en font une collaboratrice multiple : pour les médecins de PMI, l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), les assistants sociaux, mais également pour des partenaires tels que hôpitaux, maternités, écoles, éducateurs ou associations caritatives.

Rôle de la puéricultrice en PMI

Documentation
  • Attention: 1 an d'expérience requise, en rapport direct avec la certification visée pour la VAE

La création de la Protection Maternelle et Infantile remonte au 2 novembre 1945. Actuellement gérée par le Conseil général, son implantation fréquente dans les centres médico-sociaux permet le regroupement des divers acteurs de cette filière. Les usagers de la PMI sont les femmes enceintes, les futurs parents, les enfants de moins de 6 ans et les adolescents.

La puéricultrice suit les enfants de leur naissance jusqu’à l’âge de 6 ans. Des permanences sont organisées pour les familles souhaitant la rencontrer en dehors des consultations médicales afin d’obtenir des conseils concernant les soins à apporter au bébé.

1) Consultations médicales des enfants de moins de 6 ans accompagnés d’au moins un des parents

C’est l’une des principales missions de la PMI, gratuite et ouverte à tous publics ; la puéricultrice assiste le médecin ou effectue une consultation séparée avant celle du médecin. Il s’agit de consultations préventives et non curatives : surveillance du développement physique et psychomoteur, des apports en vitamines pour prévenir le rachitisme, du calendrier vaccinal, dépistage des troubles du comportement, prévention et dépistage de handicaps. Le cas échéant, le médecin oriente l’enfant vers des spécialistes.

La puéricultrice peut être assistée par une auxiliaire de puériculture durant la consultation et il arrive également qu’une EJE collabore à l’animation en salle d’attente. Ces consultations ainsi que les permanences permettent le dépistages des enfants « à risques » (prématurés, naissances multiples, très jeunes mères en rupture familiale, mères âgées en difficultés sociales ou psychologiques…).

2) Prévention sanitaire et sociale

La puéricultrice peut organiser des réunions d’informations sur des thèmes variés : alimentation, prévention du rachitisme ou de l’obésité infantile, prévention de la mort subite du nourrisson, tabagisme, toxicomanie, maltraitance (mauvais traitements, bébé secoué)…

Les actions face aux enfants en danger ou en risque de danger s’effectuent en collaboration avec l’Aide Sociale à l’Enfance et en partenariat avec la médecine scolaire et parfois même les médecins traitants. Cependant, malgré cette complémentarité visant à la protection de l’enfant, PMI et ASE ont chacune leur propre identité et chaque métier conserve ses missions spécifiques.

3) Bilans en écoles maternelles

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Selon la loi N° 2007-293 du 5 mars 2007, les enfants de 3/4 ans bénéficient d’un bilan complet de la part de la puéricultrice : taille, poids, Indice de Masse Corporelle, tests visuels et auditifs, recherche d’anomalies bucco-dentaires, test de langage, observation du comportement et du développement psychomoteur, contrôle du respect du calendrier vaccinal.

Selon les départements ce bilan s’effectue en présence de l’un des parents ou ces derniers, ainsi que le médecin de PMI, en reçoivent la transmission. Les parents des enfants présentant un problème sont alors reçus par le médecin qui les orientera vers un spécialiste ou fera le lien avec le médecin traitant.

4) Participation à l’agrément et au suivi des assistantes maternelles

L’agrément d’assistante maternelle passe par diverses enquêtes qui sont effectuées par une équipe pluridisciplinaire composée d’une éducatrice, d’une assistante sociale, d’une psychologue et d’une puéricultrice. Cette dernière assure ensuite le suivi et l’encadrement de l’assistante maternelle par des visites à domicile annoncées ou impromptues permettant observation et conseils si nécessaire.

5) Visites à domicile

Hormis les visites postnatales qui suivent la sortie de maternité, la puéricultrice peut être amenée à effectuer des visites à domicile au titre de l’enfance en danger, suite à des signalements ou des informations de diverses sources : partenaires médico-sociaux, écoles, informations anonymes, appels téléphoniques au numéro dédié…

Elle peut ainsi vérifier par elle-même le lien affectif mère/enfant pour prévenir la maltraitance, connaître tous les membres de la famille, repérer les difficultés matérielles auxquelles celle-ci est confrontée (insalubrité, absence de nourriture ou de mobilier…) et s’imprégner de l’environnement . Elle peut alors proposer des interventions extérieures telles que AEMO ou AED, permetant d’éviter le placement de l’enfant en foyer d’accueil.

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Le métier de puéricultrice en maternité

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