Le métier d’infirmière puéricultrice

le metier de puericultrice

Le terme de « puéricultrice » peut donner à penser qu’il s’agit là d’un métier exclusivement féminin. Si ce fut longtemps le cas et bien que cette profession soit exercée en majorité par des femmes, elle est tout à fait accessible aux hommes.

On rencontre actuellement des puériculteurs (dénomination utilisée dans le langage courant mais non admise officiellement), de même que certains hommes ont su dépasser le poids des traditions pour devenir sages-femmes (l’intitulé de ce métier se décline toujours au féminin).

Le métier de puéricultrice est parfois confondu avec celui d’auxiliaire de puériculture, d’éducatrice de jeunes enfants, voire même d’assistante maternelle. Or être infirmière puéricultrice est l’une des spécialisations de l’infirmière diplômée d’Etat. Le ministère de la Santé en donne d’ailleurs une définition bien précise : « La puéricultrice est une infirmière spécialisée dans le développement des jeunes enfants qu’ils soient malades ou en bonne santé. D’autre part, à l’aspect sanitaire du métier de puéricultrice, s’est ajoutée une mission d’information auprès des parents ».

Il faut donc être déjà titulaire du diplôme d’Etat d’infirmière -ou de sage-femme- pour passer le concours donnant accès à la formation permettant de devenir puéricultrice. Le DE d’infirmière puéricultrice est un diplôme de niveau bac+4.

Les fonctions de l’infirmière puéricultrice

Documentation
  • Attention: 1 an d'expérience requise, en rapport direct avec la certification visée pour la VAE

Globalement elles se décomposent en deux domaines : les soins aux enfants et l’information aux parents. Selon le milieu dans lequel évolue la puéricultrice, l’un ou l’autre de ces domaines est susceptible d’être prioritaire.

1) Les soins

En pédiatrie, la puéricultrice apporte les soins infirmiers traditionnels (pansements, piqûres, prises de sang, distribution de médicaments, préparation aux interventions chirurgicales, surveillance post-opératoire et médicale…). Ils’y ajoute cependant une dimension supplémentaire : malgré le manque de temps fréquent en milieu hospitalier, difficile de ne pas accorder quelques minutes à un enfant qui s’ennuie ou qui pleure!

En néonatalogie (c’est-à-dire le service consacré aux nourrissons jusqu’à un mois), elle assure la toilette des nouveaux-nés, surveille leur allaitement, établit leur régime alimentaire et veille sur leur bien-être en général. Quand elle est en charge de prématurés, elle doit en outre les nourrir grâce à des techniques spéciales d’alimentation, assister le médecin lors de la pose de sondes ou pour d’autres examens.

En-dehors des soins infirmiers proprement dit, il appartient à l’infirmière puéricultrice d’effectuer le dépistage et la prévention de handicaps divers ; d’assurer l’éducation thérapeutique de l’enfant en association avec d’autres professionnels de santé, c’est-à-dire sa capacité à prendre en charge l’affection dont il est atteint ; de veiller à la protection de l’enfance en danger ; de suivre le développement de l’enfant (psycho-moteur, social et affectif).

2) L’information

infirmieres puericultrice

Elle recouvre divers domaines selon l’âge de l’enfant et la situation.

  • Conseils aux jeunes mamans pour la toilette du nourrisson, l’allaitement maternel, le volume des biberons, la diversification alimentaire…
  • Accompagnement des parents dans la prise en charge de l’enfant sain ou malade (rythme de vie, surveillance des vaccinations, traitement…) ; en cas d’hospitalisation de l’enfant, la puéricultrice est le premier interlocuteur de la famille et sert souvent de relais entre cette dernière et le médecin pour expliquer le diagnostic. Elle soutient et épaule les parents dans les moments difficiles.

Elle assure également l’encadrement d’étudiants, de personnel (aide-soignants, EJE, auxiliaires de puériculture), d’assistantes maternelles.

Les lieux d’exercice

  • Etablissements de santé : plus de la moitié des infirmières puéricultrices exercent dans le milieu hospitalier, qu’ils relèvent du public ou du privé. Elles se partagent entre maternité, néonatalogie, pédiatrie et chirurgie infantile.
  • PMI : dans ce milieu, le métier de puéricultrice relève davantage du social que du médical proprement dit, même si elle assiste le médecin lors des consultations.
  • Crèches et haltes-garderies : il peut s’agir de crèches publiques, privées ou d’entreprise où l’accent est mis essentiellement sur l’accueil du jeune enfant.

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