Travailler comme puéricultrice en libéral

comment devenir puericultrice liberale

Autant le dire tout de suite : l’activité libérale de la puéricultrice n’est pas encore reconnue, même si l’Association Nationale des Puéricultrices Diplômées et des Etudiants s’y emploie activement. Cela ne signifie pas pour autant que le métier de puéricultrice libérale ne peut être exercé.

En tant que libérale, la puéricultrice se situe entre l’hospitalisation et les services de PMI, c’est-à-dire qu’elle peut aussi bien apporter des soins aux enfants puisqu’elle est infirmière que se positionner davantage sur le plan social. Tout dépendra du statut qu’elle adoptera : conventionné par la Sécurité Sociale ou indépendant (hors convention).

Le statut conventionné

1) Quel est l’intérêt de ce statut?

Documentation
  • Attention: 1 an d'expérience requise, en rapport direct avec la certification visée pour la VAE

Il faut d’abord savoir que l’activité des auxiliaires médicaux est régie par des cotations dans la NGAP (nomenclature générale des actes professionnels). Ce sont ces cotations qui permettent la facturation des actes réalisés et leur remboursement au patient par la Sécurité Sociale et les mutuelles.

En l’absence de reconnaissance du diplôme d’Etat de puéricultrice dans la NGAP, pour pouvoir facturer des actes en tant que libérale la puéricultrice devra se déclarer en fonction de son activité d’auxiliaire médicale conventionnée, à savoir le DE d’infirmière.

En statut conventionné, la puéricultrice libérale agit sur prescription de soins infirmiers établie par le médecin. Cette démarche de soins a pour but la protection, le maintien, la restauration et la promotion de l’autonomie des fonctions vitales, physiques et psychiques de l’enfant. Il peut s’agir aussi bien d’actes palliatifs ou curatifs que préventifs.

2) Pourquoi faire appel à une puéricultrice libérale?

La puéricultrice libérale représente une bonne complémentarité aux autres puéricultrices. La puéricultrice de PMI, la seule à effectuer des visites à domicile, ne peut pas pratiquer de soins techniques, son rôle dans ce cas relevant du social et non du médical. En outre elle ne peut être disponible quotidiennement, y compris weekends et jours fériés.

La puéricultrice libérale peut intervenir en sortie de maternité pour effectuer des soins tant au niveau de la mère (n’oublions pas qu’elle est infirmière à la base) qu’à celui du bébé. C’est également le cas après une hospitalisation de l’enfant en néonatalogie, en médecine ou en chirurgie.

Dans le cadre de l’hospitalisation à domicile, elle est également d’une aide précieuse. Prévu à l’origine pour désengorger les hôpitaux et surtout au niveau des personnes âgées, ce système se développe de plus en plus et même les nourrissons de quelques mois peuvent en bénéficier. Cette prise en charge de soins lourds passe par une équipe pluridisplinaire autonome ; l’avantage d’une équipe libérale est d’être constituée de professionnels connaissant l’enfant et sa famille. La formation spécifique de la puéricultrice est alors un plus par rapport à une infirmière.

Faire appel à une puéricultrice libérale permet d’éviter ou de limiter le temps d’hospitalisation d’un enfant, donc d’éviter au maximum la séparation d’avec sa mère en le maintenant dans son environnement.

3) Les démarches pour devenir puéricultrice libérale conventionnée

L’installation en infirmière libérale passe par des prérequis et des formalités précises.

  • Justifier de 24 mois ou 3200 heures d’expérience professionnelle ; cette durée est augmentée de 12 mois si l’infirmière n’a pas effectué de soins durant une période supérieure à 6 ans.
  • Etre rattachée à un local professionnel (individuel ou de groupe).
  • Etre inscrite au Conseil de l’Ordre des Infirmiers du lieu de travail et être à jour de sa cotisation.
  • S’enregistrer à la CPAM qui lui fournira sa carte de professionnelle.
  • Enregistrer son diplôme à l’Agence Régionale de Santé du lieu d’activité ; pour ce faire, elle devra fournir l’original de l’accord de la CPAM et la copie de sa démission ou mise en disponibilié de l’établissement où elle exerçait préalablement.
  • Déclarer son début d’activité libérale au Centre de Formalités des Entreprises pour obtenir une couverture sociale, un numéro de SIRET et un régime fiscal.
  • S’affilier à la caisse de retraite et de prévoyance de la branche.
  • Posséder une assurance en responsabilité civile professionnelle.
  • S’équiper d’un lecteur de carte vitale et d’un logiciel de télétransmission.

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Le statut indépendant

La puéricultrice libérale optant pour le statut indépendant est orientée social plutôt que médical. Etant donné que son intervention ne donne pas lieu à remboursement, il est évident que le public fera appel à une puéricultrice conventionnée pour des soins infirmiers.

Le terme « statut indépendant » est généraliste puisqu’il en existe de diverses sortes : services à la personne, auto-entrepreneur, associations… Le mode d’affiliation au statut d’indépendant dépend donc de la formule retenue. Etant donné l’absence de réglementation dans ce domaine, la puéricultrice doit se faire de la publicité pour être connue : site internet, revues spécialisées, etc.

Elle intervient alors auprès de publics en recherche d’éducation, de prévention ou d’accompagnement qui souhaitent échapper à la « rigidité » qu’implique l’appel à une puéricultrice de PMI, cette dernière travaillant conjointement avec les services sociaux.

Quel que soit le satut choisi, la puéricultrice libérale devra avant tout être attentive à son implantation géographique : les besoins varient beaucoup selon la zone et le fait qu’il s’agisse d’un milieu urbain ou rural.

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